Arles-sur-Tech




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Description

Ancienne ville minière, Arles-sur-Tech s'est difficilement remis de l'arrêt des haut-fourneaux des sites sidérurgiques environnants. De nos jours, elle est relativement grande et concentrée sur peu de place, la densité est forte. Elle est située sur un méandre du Tech, un peu en hauteur pour éviter les inondations. Il y a assez peu de lotissements, la ville ne s'est pas vraiment étendue comme les villages de la plaine qui disposaient de plus de place, mais elle a quand même consacrée une partie de l'espace libérée par les usines à la valorisation de son patrimoine naturel. Un camping assez joli à vu le jour et quelques entreprises se sont installés ici, assez peu toutefois, l'éloignement de la ville par rapport à la plaine doit y jouer un grand rôle.

Arles-sur-Tech

Arles-sur-Tech

Le centre-ville est tout ce qu'il y a de plus classique, il n'y a rien à dire de spécial. Sans être triste, les maisons ne sont pas spécialement bien entretenues et la première vision que l'on en a en arrivant sur place laisse une triste impression. Les rues vraiment centrale sont un peu mieux, et cet impression de délaissement disparait quand on arrive du côté de l'abbaye, centrale, qui est mise en valeur par sa façade dégagée. A proximité, il y a la mairie et son parc bien entretenu.

L'abbaye est sans doute l'élément du patrimoine le plus intéressant, car il a une histoire longue et elle a eu une grande influence sur toute la région. Toutefois il ne faut pas passer outre les vestiges du haut-fourneau (au carreau de la mine), l'église St Sauveur et les gorges de la Fou, des gorges très étroites visitables à pied grâce aux aménagements touristiques qui y ont été fait.

Arles sur Tech est une ville sympathique. Un peu à l'étroit dans la vallée, peut-être pas assez loin d'Amélie la dynamique, elle a réussi le pari du terroir. L'identité des habitants du Vallespir est forte, peut-être est-ce eux qui sont les plus près de leurs terres. La ville joue beaucoup là dessus et elle a raison. Elle forme avec Corsavy et Montferrer un ensemble ayant une vrai identité historique et culturelle qui se traduit par une mise en commun des valeurs du patrimoine. La ville ressemble à Amélie-les-Bains, elle est agréable car le Tech coule à ses pieds, il apporte de la fraîcheur. La vallée est particulièrement belle à cet endroit, la verdure recouvre la quasi totalité du champ de vision. En clair, Arles-sur-Tech est une ville très sympathique qui à toute mon affection. Je vous recommande chaleureusement sa visite.

Photos


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Informations

Latitude : 42.4566135 N,

Longitude : 2.634534527 E

Photos

Situation et accès

Arles-sur-Tech est une ville de moyenne importance se trouvant à 35Kms à vol d'oiseau de Perpignan. Elle est dans la vallée du Tech, fleuve côtier des Pyrénées-Orientales le plus méridional. Une départementale (ancienne nationale), la traverse, d'Est en Ouest. Ca fait deux points d'entrée principaux.

Au départ de Perpignan, il faut prendre la départementale D900 en direction du Boulou, puis, arrivé au Boulou, suivre "Prats-de-Mollo" sur la départementale D115. Il faut passer Céret, Arles est quelques kilomètres plus loin, juste après Amélie-les-Bains. La départementale contourne la ville par le Nord, mais le visiteur peut la quitter pour prendre la route la contournant par le Sud. Plus longue, elle passe plus près du centre ville et offre plus de possibilité pour se garer. Il y a aussi une route qui monte vers le Nord en direction de Corsavy, et deux autres plus petites qui s'enfoncent dans les forêts, une en direction du Nord et l'autre vers le Sud, du côté de Fontanils.

Carte IGN

Patrimoine

L'abbaye

Sans aucun doute, la principale pièce du patrimoine d'Arles est la grande abbaye Sainte-Marie, sise au centre-ville. Elle rayonna bien au-delà de la région et constitue une source légitime de fierté des arlésiens.

L'église St Sauveur

De style romano-gothique, cette église est citée pour la première fois en 1153, elle contient le retable du maître-autel du XVIIIe, un autre du Christ (1751), de St François de Paul (1775), de St Jean-Baptiste, St Eloi et Notre-Dame-de-l'Espérance (1749), ainsi que deux inscriptions sur marbre datée de 1343 et 1379. Le clocher, lui, contient une cloche de 1479.

Ste Croix de Quercorb

Il s'agit d'une chapelle préromane datant du Xe siècle située dans les environs d'Arles sur Tech, elle se trouve à proximité d'un mas. Elle apparaît dans les textes en 1158 pour la première fois sous le nom de capellanus de Chercurvo, puis en 1571 sous celui de son cimetière, cimiterium ecclesiae S. Crucis. Peu à peu abandonnée, elle apparaît en 1688 dans la liste des ermitages du diocèse d'Elne. (En savoir plus)

St Pierre de Riuferrer

Dans les environs, il existe aussi la chapelle St Pierre de Riuferrer (Inscrite aux Monuments Historiques), qui fut consacrée en 1159. (En savoir plus)

Chapelle du Mas d'En Camps

Cette chapelle datant de 1693 contient une peinture de cette même année.

Chapelle St Etienne

Elle se trouve dans la maison Asaïs. Elle date de 1158.

Chapelle St Abdon et Sennen

De nos jours c'est devenu une maison privée.

Le Palais et autres éléments du patrimoine

La ville abrite aussi le "Palau", (le Palais), un bâtiment à la façade particulièrement travaillée, ainsi que le Le carreau de la Mine, une friche industrielle sur l'extraction du minerai de fer du Canigou.

Gorges de la Fou

Le patrimoine naturel d'Arles n'est pas en reste. Avec les gorges de la Fou, fer de lance du tourisme vert, la ville comprend de nombreux sentiers de randonnée et de VTT pour les amateurs de sport. Elle dispose en outre d'un camping et d'infrastructure d'accueil important.

Les Simiots du Vallespir

Connaissez vous les simiots du Vallespir ? Des êtres malfaisants qui furent chassés lors de l'arrivée des reliques de St Abdon et St Sennen. Cliquez ici pour lire cette légende !

Histoire

Arles-sur-Tech est bâti sur un site préhistorique. Il reste de nos jours des traces de leurs occupations comme le dolmen de la Caixa de Rotllan, érigé durant l'époque mégalithique vers -2500 ans. Les premières personnes contemporaines furent les romains, qui y construisirent des villas dont les habitants pouvaient se baigner aux bains naturels, quelques kilomètres plus à l'Est (Amélie les bains). Il reste là aussi quelques vestiges des édifices construits à cette époque.

Abbaye St Marie

Abbaye St Marie

La première mention de la ville date de 778. Il s'agissait d'un document indiquant l'emplacement d'une nouvelle abbaye bénédictine créé par le moine Castellanus. Malheureusement ce document stipulait que cette abbaye a été détruite. En 820 une deuxième abbaye fut fondée, dédiée à Sainte-Marie, c'est celle là qui est toujours visible aujourd'hui. Cette abbaye prit rapidement du pouvoir, d'une part grâce à des dons de la société civile (dons d'alleux dans des vallées parfois éloignées), d'autre part par la capacité qu'on eu les moines de faire fructifier leurs terres. L'érection de nombreuses abbayes en Roussillon a fait suite à la nécessité de structurer la région. Une fois que les soldats de Charlemagne eurent repoussés les sarrasins de l'autre côté des Pyrénées, il a fallu repeupler. C'est tout naturellement aux pieds des abbayes et autres châteaux seigneuriaux que se sont regroupés les pionniers francs.

Sur ce principe démographique, un embryon de village se forma sur le site de l'abbaye, embryon qui se développa rapidement. Il faut noter qu'en 858, soit bien peu de temps après la récupération de la région par Charlemagne sur les sarrasins, ce sont les Normands qui firent une incursion dans les terres et ravagèrent l'abbaye naissante.

En 1235 eu lieu une importante révolte de la population contre leur abbé au sujet des droits féodaux : Il était accusé d'abuser de son autorité. Suite à cette révolte la population a pu faire accepter une charte de libertés communales, rendant la vie des habitants un peu plus agréable. C'est également à cette époque que la ville fut fortifiée, s'équipant notamment de tours dont deux seulement sont toujours en place.

Suite à la révolte des Angelets, à la fin du XVIIe siècle, le roi ordonne la destruction des remparts de la ville. Aucune ville du Vallespir ne doit pouvoir accueillir des insurgés, d'après ses dires. L'abbé d'Arles demande toutefois la reconstruction d'une partie des remparts peu après pour son abbaye, ce qui lui fut accordé.


L'extraction du fer

Carreau de la mine

Carreau de la mine

L'activité principale d'Arles était l'Extraction et le traitement du fer. Situé au centre des mines de fer, la plupart du minerai était traité dans les forges arlésiennes, où du moins dans des forges de la vallée du Tech. Cette activité a longtemps été la seule industrie du Roussillon, elle a démarré à l'époque romaine pour s'intensifier aux alentours du XIIe siècle.

Par manque de rentabilité les forges ont peu à peu été arrêté au XVIIIe siècle pour s'éteindre définitivement au début du XXe siècle, face à la concurrence des minerais du Nord et leurs haut-fourneaux. La ville d'Arles a conservé, sur les bords du Tech, un site industriel à présent en friche nommé le carreau de la Mine et qui contient toutes les installations de l'époque.

Evolution de la population


Bien plus petit que St Laurent de Cerdans, Arles sur Tech était néanmoins une ville de grande importance durant tout le Moyen-âge. La chute de population entre 1515 et 1732, quoi que les dates soient très éloignées, s'explique par la Révolte des Angelêts : la population a été en grande partie réprimée à la fin du XVIIe siècle. Le XXe siècle voit la population d'Arles se stabiliser, alors que celle d'Amélie les bains croit de façon rapide.


Années Feux Habitants
1370 40
1515 79
1732 54
1732 28
1793 1600
1806 1900
1851 2346
1901 2346
1954 2192
1968 2760
1975 2945

Etymologie

Le nom Arles vient des mots "Ar" et "El", qui désignent respectivement une vallée s'élargissant en plaine et un rivière passant dans cette plaine. Le Tech, c'est le nom donné à cette rivière.

Héraldique

Description du blason d'Arles-sur-Tech

Expression héraldique

d'azur au monogramme d'Arles d' argent (lettres A.R.L.S. capitales enchevêtrées, sommées d'une croisette), au chef d'argent chargé de deux ours affrontés de sable.

Description

Si un blason n'est pas divisé en plusieurs parties la description héraldique commence toujours par la couleur de la partie centrale. Ici, la terme "Azur" désigne le bleu. Le "Monogramme" est un enchevêtrement de lettres. "Argent" se réfère à la couleur blanche. Ce monogramme est "sommé" d'une "croisette", c'est à dure surmonté d'une croix. Vient ensuite "le Chef", désignant la partie haute du blason. Celle-ci est "d'Argent", donc blanche, chargé de deux ours "affrontés de sable", c'est à dire se faisant face et de couleur beige.

Explications

Le blason d'Arles sur Tech représente le monogramme de la ville sur fond bleu. Ce monogramme est complété par une croix, d'où la petite barre horizontale au sommet, qui ne fait pas partie de l'écriture des lettres ARLES. Sur la partie haute les deux ours rappellent la présence de ces animaux dans les parages autrefois. Le tout est parfois surmonté d'une forteresse constituée de 3 tours reliées par un épais rempart, symbolisant la muraille entourant la ville.

Cartes postales

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Deux cartes postales disponibles



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