Bompas


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Description

Bompas était un village comme tous ses voisins jusque dans les années 70. A cette époque la municipalité a misé sur l'accueil de la population travaillant à Perpignan, mais ne voulant pas y vivre. D'énormes lotissements sont venus supprimer les champs maraîchers constituant ce que les habitants ont appelé "la banlieue", un terme franchement pompeux mais courant à l'époque. Depuis les années 80 son expansion n'a pas cessé et vu que le territoire de la commune est petit, il n'y a quasiment plus de terrains à bâtir. Enfin, presque plus.

Durant les années 80 Bompas perdait en réputation. Elle avait une image de ville-dortoir, sans activité. Les années 90 ont réveillé tout ça en multipliant les associations et les évènements (la fête de l'escargot date de cette époque). Aujourd'hui, les tireurs à l'arc et les athlètes du village ont atteint le niveau national, les arts martiaux le niveau international (le club de Nanbudo est dirigé par un ancien champion du monde (qui en a formé un autre) celui de Kung Fu est un international).

Aujourd'hui le village poursuit sa dynamique. Deux anciennes écoles ont été rasé puis reconstruites, tout le centre du village a été refait : trottoirs larges, entrées fleuries. A ce sujet, Bompas a reçu 2 étoiles en tant que "Village de France fleuri".

Au cœur du village, il y a les vestiges de la place du fort, une ancienne porte fortifiée qui sert désormais de support aux maisons de villages. Le monument aux morts est moderne, il vaut le coup d'œil. Lorsque vous y serez, prenez la petite impasse qui s'enfonce entre deux maisons, elle mène à l'ancien couvent du village. Ne pas rater le parc des sports et des loisirs, vaste ensemble verdoyant comprenant une pièce d'eau, un manège, un zoo et toutes sortes de terrains (foot/rugby, pétanque, basket, vélocross, squate-board. Il y a à proximité un mini-golf, les terrains de tennis et de tir à l'arc.

Concernant les évènements habituels, il faut savoir qu'à la mi-juillet a lieu la fête de l'escargot. Initialement le village était connu pour ses oignions, mais son expansion ayant supprimée jusqu'au dernier lopin de terre, la mairie s'est inventée une nouvelle mascotte, et c'est ainsi qu'est né cette idée que les escargots, c'est à Bompas qu'on les mange. Durant 3 jours la cargolade (escargots grillés sur la braise, accompagnés de viande et ailloli) est servie à des milliers de participants. Des jeux et animations (bals les soirs) complètent les journées, et la fête se termine invariablement par un magnifique feu d'artifice.

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Informations

Latitude : 42.73138609 N,

Longitude : 2.934017701 E

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Situation et accès

Bompas est une ville située à quelques kilomètres de Perpignan, au Nord, de l'autre côté de la Têt. Bien qu'elle soit dans la banlieue de la préfecture, elle ne la touche pas, les deux villes sont physiquement séparées. Elle se trouve dans la Salanque, la partie Nord de la plaine du Roussillon.

Pour s'y rendre il y a plusieurs routes. Par la route de Canet, il suffit de sortir à la première sortie "Bompas" et on arrive à la zone industrielle de la ville. Il y a aussi la route du Vernet, une grande ligne droite reliant la ville aux quartiers Nord de Perpignan. Par le Nord, une autre route mène à Pia, en passant par le gymnase d'athlétisme, ou à Claira, du côté du cimetière. Reste vers l'Est la route de Torreilles ou Villelongue-de-la-Salanque.

Carte IGN

Histoire

La plaine du Roussillon n'a pas gardé de traces de la période préhistorique, sa géologie plutôt marécageuse ne le permettant pas. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faille remonter au Moyen-age pour retrouver des traces de l'occupation du site. Voyez la légende du trésor de Bompas ci-dessous.

Mais cette occupation n'avait aucun rapport avec le village que nous connaissons. Il faut attendre le bas Moyen-age pour trouver une trace d'un lieu-dit nommé Mal-Pas, "le mauvais pas" (à traduire par "le mauvais lieu"). Le lieu était initialement possédé par les Frères pontifes d'Avignon, mais alors que bon nombre de personnes pense qu'il fut transféré sous la gouverne des templiers, il semble que ce ne soit pas le cas. En effet, l'église St Etienne dont les templiers font référence à de nombreuses reprises était une chapelle située au Sud de Perpignan, plus près du Mas Deu.

La région se sécurisant peu à peu, Mal-Pas est devenu Bon-Pas, puis Bompas (orthographe définitive en 1804). Curieusement, la première carte espagnole sur le Roussillon désignait le château de l'agglomération sous le nom de "Bopas Castillo Antiguo" sans que nous ne puissions savoir pourquoi.


Le trésor de Bompas

Qui a déjà entendu parler de la légende du trésor de Bompas ? Il ne s'agit en fait pas d'une légende mais bel et bien d'un fait réel.

Nous sommes en 1910, le 23 décembre. Ce jour là Mr Banet, agriculteur de Bompas part travailler ses vignes sur le territoire de Claira. Il fait froid en ce mois de décembre, la terre est difficile à travailler à la pioche. Soudain, il frappe sur une objet en céramique qui se brise. Dégageant les morceaux, il a la surprise de découvrir 511 pièces gauloises et 13 romaines !

Informant son entourage, il devient rapidement une curiosité dans la région. A tel point que, lassé, il s'interdit de reparler du trésor. Peu à peu les gens arrêtèrent de lui poser des questions et le butin fut oublié, lançant la légende. Mais voilà qu'en 1998 le trésor refait surface, légèrement amoindri il est vrai. Les descendants de Mr Banet le vende à la mairie de Perpignan, qui l'expertise. Il s'agit de pièces frappées 122 et 77 av. JC, c'est à dire entre l'invasion romaine de la région et le passage des troupes romaines partant envahir l'Espagne. Notons que le trésor a été trouvé à moins de 200m de la Via Domitia.

Etymologie

La légende veut que des brigands s'installaient sous le pont de la Basse pour détrousser les voyageurs, ce qui a qualifié le lieu de "mauvais pas" ("mau pas" en catalan). Lorsque la région fut plus sûre, le mauvais pas ne le fut plus et on nomma le lieu en "bon pas". Cette explication, très connue dans la région, ne tient pas la route : Il s'agit bel et bien d'une légende.

En effet, même si il est probablement vrai que des détrousseurs aient pu attendre les voyageurs sous ce pont, il est plus vraisemblable que la basse, la rivière locale, était traversée ici dans de mauvaises conditions, d'où le "mauvais pas". La construction de ce pont, relativement récente (après le XVe siècle) aurait alors sécurisé le passage, ce qui expliquerait plus facilement le changement de nom du lieu.

Vous croyez cette explication ? Perdu !

Le vrai sens du mot "Bompas" vient du mot "Mal", qui désigne un long piquet planté le long d'un chemin difficile. Chaque piquet pouvait être relié par une corde, facilitant le passage. On retrouve ce mot dans le "Puigmal" (le pic assorti de "Mals"), ou Matemale (La forêt parsemée de "Mals"). Le nom du lieu était alors "Mal-Pas", qui signifie donc "Le lieu où le passage est protégé par des pieux". Au XIXe siècle les noms des lieux ont été francisé pour satisfaire la volonté des dirigeants français d'uniformiser le territoire national. Une grande partie des noms de villes catalans ont perdu leurs origines. Francisé, "Mal-Pas" avait une connotation négative car l'origine du nom avait été perdu, et on a donc francisé en "Bom-pas", rejoignant la première étymologie donnée ci-dessus. Mais c'est bien une erreur de l'histoire, car d'une part la francisation a transformé un endroit sécurisé (protégé par des pieux) en danger (mauvais pas), et d'autre part si ça avait réellement était la transformation d'un "mauvais pas" en "bon pas", en catalan on aurait dit "mau pas" et pas "mal pas"...

Héraldique

Description du blason de Bompas

Expression héraldique

De gueules à l'écusson d' azur chargé d'un pont voûté d' argent, maçonné de sable, sur une rivière de sinople, en pointe accompagné en chef à dextre de trois épis empoignés d' or et à senestre d'une grappe de raisin feuillée d'une pièce du même.

Description

Voilà un blason assez complexe, comme peuvent l'être ceux qui sont assez récents. Reprenons son expression pour la décortiquer. "De gueule" signifie "Rouge". Mis en tête de l'expression, il désigne un blason unicolore. L'écusson central est d'azur (nom donné à la couleur bleu) et il est "chargé" ("il contient") un pont voûté "d'argent" (nom donné à la couleur blanche), "maçonné" (c'est à dire dont les joints entre les pierres sont visibles) de "sable" (nom de la couleur noire), le tout sur une rivière de "sinople" (Vert), "en pointe" (l'écusson est orienté vers le bas et se rétrécit de plus en plus, formant une sorte de triangle).

Cet écusson est accompagné "en chef" (c'est à dire sur la partie haute) de deux symboles. L'un à "dextre" (gauche), l'autre à "senestre" (droite). Les trois épis de gauche sont "empoignés" ("liés") et sont qualifiés "d'or" (nom de la couleur jaune). La grappe de raisin et sa feuille sont "du même", qui est une expression désignant la couleur ayant été donnée sur le dernier élément. Ici, c'est le jaune.

Explications

Le blason de Bompas n'a pas une origine ancienne. L'élément principal est le pont qui caractérise la ville. Il y est mentionné également un épi de blé et une grappe de raisin, rappelant la vocation céréalière et viticole de la ville. Cette vocation s'est d'ailleurs perdue avec le temps.

Il est généralement surmonté d'une banderole marquée de la locution "A mau pas, bon pas" ("à mauvais pas, bon pas"), qui est la base de la formation du nom de "Bompas" (qui vient non pas de "mau-pas", le mauvais pas, mais de "mal-pas", le passage équipé de "mal", des pieux enfoncés dans la rivière pour aider au passage).



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