Caramany




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Description

Situé un peu à l'écart de la plaine du Roussillon, en plein Fenouillèdes, Caramany est un village assez petit à flanc de côteaux. Il est entouré de terrasses sur lesquelles ont été planté des vignes, et de nos jours le vin de Caramany est réputé. Le village est aussi connu pour son barrage, le dernier qui a été construit dans le département.

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Informations

Latitude : 42.7351928 N,

Longitude : 2.570997 E

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Situation et accès

Caramany est un village du Fenouillèdes, près de Rasiguères.

Carte IGN

Patrimoine

Le barrage de Caramany contient 30 millions de m3 (25 millions pour celui de Vinça). Il a été mis en eau la première fois en novembre 1994. Il mesure 57 mètres de haut et 260 de large. Du 1er juin au 30 juin il entre dans sa phase de remplissage. Du 1er juillet au 30 septembre, c'est le déstockage et du 1er octobre au 31 mars il est quasiment vide, prêt pour l'écrêtement d'éventuelles crues. (Voir l'hydrologie des Pyrénées-Orientales)

Une petite remarque à son sujet : Son nom officiel est le barrage de l'Agly, et il est construit en fait sur la commune de Cassagnes, et la retenue d'eau est à 10% sur cette commune, et à 90% sur celle de Caramany. En fait, l'appellation "Barrage de Caramany" vient du fait que c'est le village le plus proche, celui duquel on voit le mieux le plan d'eau.

Histoire

Préhistoire

Caramany a la chance de posséder sur son territoire un ensemble très riche de vestiges de l'époque néolithique. Il faut dire que de tels vestiges sont fréquents en Fenouillèdes, les plus visibles étant les fameux dolmens.

Mr Vignaud, chargé d'Études et de Recherche à l'INRAP, m'a donné les indications suivantes sur cette période à Caramany.

Lors des fouilles archéologiques effectuées dans le cadre de la construction du barrage, 3 habitats du Néolithique, parfois stratifiés du Néolithique ancien au Néolithique final ont été découverts et fouillés, et surtout une importante nécropole (Le Camp del Ginèbre) des débuts du Néolithique moyen, forte de 23 tombes, dont 3, tumulaires, de 7 m de diamètre. Pour la première fois, des incinérations secondaires mais aussi primaires y sont attestées, faisant de ce site une importante référence, à l'échelle nationale mais aussi internationale. De nombreuses prospections pédestres exécutées alentour (hors projet du barrage) ont amené par la suite, la découverte, en plusieurs points du territoire, de 17 sites allant du Néolithique ancien (5500 av.) au Bronze ancien (2000 av.).

Il semblerait, vu cette forte densité, que Caramany et sa cuvette, à proximité de l'Agly, se positionne comme un important centre situé sur un axe de communication naturel très fréquenté, faisant la liaison entre Bélesta et la vallée de la Têt, jusque vers le nord, et l'Ariège par le Col Saint-Louis (probables chemins de transhumances)."


Histoire

Par la suite la région a été occupé par les celtes, puis par les romains. De cette occupation le territoire de Caramany nous a laissé une tombe, de facture tardive (VIe siècle). Il s'agit probablement de celle du propriétaire d'un domaine agricole. Elle recelait des fragments de vase funéraire, un outil agraire et une bague en bronze.

Il faut attendre l'arrivée des carolingiens en 811 pour que soit instauré le système féodal, et avec lui la création de la vicomté de Fenouillèdes. Caramany en était une possession. Le vicomte y possédait son château, comme bon nombre de villages de la région. Mais curieusement on a très peu d'informations sur la famille seigneuriale qui y vivait. D'ailleurs quelques membres de cette famille sont devenus des miliciens du Temple du Mas Deu.

Au XIIIe, puis au XIVe siècle le château fut rebâti, les vestiges qui nous sont parvenus datent de cette époque, en particulier la porte de l'enceinte (XIIIe siècle) L'église paroissiale St Etienne, classée, date du XVe siècle. Son clocher fut reconstruit en 1848, il a une forme assez étrange (classé monument historique). St Etienne possède un maître-autel en marbre du XVIIIe siècle et des fonts baptismaux du XVIe. Sa statuaire est également assez intéressante, avec en particulier 3 statues polychromes du XVIIe siècle et une croix processionnelle du XVe ou XVIe siècle.

La ville fut rattachée à la Révolution au Roussillon lors de la formation du département des Pyrénées-Orientales (1790), comme l'ensemble du Fenouillèdes.

Dans les années 1990, le conseil général du département a fait construire sur la commune de Caramany un barrage sur l'Agly, la rivière côtière la plus au Nord. Le lac qui s'est formé s'allonge sur plusieurs kilomètres de long, c'est un haut lieu de la pêche.

Héraldique

Description du blason de Caramany

Expression héraldique

d'or au chef de gueules.

Description

Nous sommes là sur l'un des blasons les plus simples de la région. Sa description est rapide : "d'Or" (nom donné à la couleur jaune en héraldisme), au "Chef" (partie supérieure du blason) de "gueule" (Rouge). Voilà, c'est tout.

Explications

Le blason de Caramany est très simple, il est tout simplement jaune surmonté d'une bande rouge. Je n'ai pas d'explications sur l'origine de ces couleurs.



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