Elne


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Histoire

Antiquité

Elne, comme la quasi-totalité des villages de la plaine, n'a pas conservé sur son territoire de traces de l'activité préhistorique, le sol acide n'ayant pas permis la bonne tenue des restes de cette lointaine époque. La première trace du village que les archéologues ont exhumé date de l'époque ibère. Elne était un oppidum nommé Illibéris dominant la plaine.

La colonisation pacifique romaine, vers le 2e siècle avant JC, qui entretenait des relations avec les successeurs des ibères, les celtes, est marquée par un épisode de la vie du village assez original : Le passage d'Hannibal, chef militaire carthaginois partant en guerre contre l'empire romain. Il fit un arrêt à Illiberis pour discuter des conditions de son passage auprès des populations locales. Celles-ci firent un déplacement jusqu'à Ruscino pour discuter avec les romains de ce qu'ils offraient pour faire barrage à l'envahisseur, puis revinrent à Illiberis : Ils avaient décidé de laisser Hannibal libre de circuler dans la région, ce qui se traduisit par la signature d'un traité de paix.

En -121 les romains décidèrent d'interdire l'accès aux ressources naturelles de la région aux autres peuples méditerranéen. Ils envahirent alors militairement le Roussillon, qui passa sous leur domination. Après l'invasion romaine, Illibéris est tombé en désuétude face à sa concurrente Ruscino qui accueillait alors le siège des puissances gouvernantes. C'est seulement en 337 que l'empereur Constantin la releva en changeant son nom : La ville s'appela alors Castrum d'Hélénae, du nom de l'impératrice Héléna. L'administration repasse de Ruscino (qui disparaît alors) à Hélénea. Un autre fait marquant a eu lieu à Hélénea quelques années plus tard : l'assassinat de Constans, fils de Constantin, mort égorgé par un certain "Gaïsson".

Puis les invasions wisigothiques renforcèrent le pouvoir d'Hélénea, passé Elna par déformation phonétique.


L'époque de l'évêché

En 550, le pape ordonne la création d'un évêché dans le Roussillon, il choisi Elne comme siège de ce nouvel évêché. Cet évêché vécu pendant toute l'histoire du Roussillon jusqu'en 1601, date à laquelle Clément VIII transféra la résidence de l'évêque et du Chapitre à Perpignan. Quelques années plus tard, en 1678, cet évêché fut attribué à Narbonne, ce fut alors la fin de l'évêché d'Elne, qui conserva néanmoins sa cathédrale et son magnifique cloître. La cathédrale fut construite du XIe au XIIIe siècle.

A noter que durant les invasions Sarrasines (718-783) il n'y eu pas d'évêque, bien sûr.


Le Moyen-âge

Durant la période carolingienne, Elne reçoit une structure administrative un peu différente de ses voisines : La seigneurie était dite "de pariage", c'est à dire qu'elle était possédée par deux puissances : d'une part l'évêque, d'autre part le chapitre. C'est d'ailleurs sous l'impulsion de l'évêque que sera construit la Cathédrale Ste Eulalie, consacrée en 1069.

En 1165, face aux différentes agressions extérieures, l'évêque Artal dote la ville de remparts, puis d'un cloître, toujours fierté des illibériens (nom des habitants d'Elne). Le statut de commune fut reconnu pour Elne en 1197. C'est à cette date que fut élu les premiers consuls. En 1285, Philippe le Hardi, roi de France, détruit la ville dans le cadre de sa conquête du Roussillon. La Cathédrale Ste Eulalie en garde encore les traces sous la forme d'éclats dans le marbre du portail. Puis le 8 juillet 1344, Jacques II roi de Majorque fait le siège d'Elne suite à son opposition à Pierre IV d'Aragon, possesseur du fief. Enfin la ville dû à nouveau subir un nouveau siège, celui de Louis XI et Jean II.

Le château d'Elne fut construit pour protéger la ville. Les gouverneurs de ce château, qui jouissait d'une bonne renommée, était membre de la famille d'Oms. Du moins c'était le cas de Bérenger VII au XVIe siècle.


Epoque moderne

Enfin en 1641, pendant la guerre de 30 ans, la ville fut conquise par les français après une bataille qui fit rage. Le traité des Pyrénées fut signé peu après, officialisant la frontière. Mais les luttes franco-espagnoles ne furent pas terminées pour autant. En 1793 le roi d'Espagne entre en guerre contre la république française et tente de conquérir le Roussillon. L'armée espagnole commandée par le général Ricardos traverse les Albères et remonte lentement vers Perpignan. Elne tombera en une journée, le 24 mai 1793. Elle sera reprise quelques temps plus tard par les français et le restera jusqu'à la signature de la paix en 1795. Par la suite, Elne n'eut plus de rôles à grande échelle. La décadence se fit peu à peu pour en arriver au chef-lieu de canton actuel.

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Informations

Latitude : 42.5994982 N,

Longitude : 2.970975746 E

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Situation et accès

Carte IGN

Etymologie

Pour l'étymologie, il faut savoir que le nom initial d'Elne était Illibéris, ce nom était en usage dès l'antiquité. Les historiens se disputent l'étymologie du nom.

Pour les uns il provient du phénicien ou de l'hébreu (Ili + Berith signifiant "Elévation près d'un point d'eau"), pour les autres ça provient du mot Illiberri, "Ville neuve" en ibère.

Héraldique

Description du blason d'Elne

Expression héraldique

d'azur à la croix latine d' argent accostée, en pointe, de deux fleurs de lys d' or.

Description

La description du blason d'Elne n'est pas très complexe, il suffit de connaître quelques notions d'héraldisme pour la comprendre. "D'azur", ça signifie "Bleu". Exprimé en début de description, ça indique que le blason n'est pas scindé en plusieurs parties. "L'argent", c'est la couleur blanche. "Accostée" signifie que l'élément suivant est réparti de part et d'autre de la croix. "En pointe" indique que c'est en mas. Enfin, la couleur "or", c'est bien sûr le jaune.

Explications

Le blason d'Elne représente une croix blanche accompagnée de deux fleurs de lys. Ces dernières sont une représentation de la royauté française, la ville ayant pris ces armoiries lors de sa possession par les français. De même le bleu est un symbole de la royauté française.



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