Le Barcarès


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Description

Le Barcarès est l'une des trois grandes stations balnéaires de la région avec Canet et Argelès. Alors qu'Argelès s'est lancée dans le camping, Le Barcarès a développé les résidences secondaires. Il faut dire qu'ils manquent de place, la ville est coincée sur une bande de terre étroite. La grande majorité de l'agglomération est en front de mer, animé l'été mais complètement déserté le reste de l'année au contraire de Canet, toujours avec un peu d'animation. Ca renforce l'idée d'une ville qui ne vit que par le tourisme, ce qui est en parti faux.

L'église de l'assomption est intéressante, mais la principale curiosité de la ville, c'est le Lydia : un paquebot volontairement ensablé pour servir de publicité à la ville et qui a parfaitement rempli son rôle : Transformé en musée, puis discothèque et casino, on peut de nos jours le visiter en tant que bateau. (ce qui est la moindre des choses !)

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Informations

Latitude : 42.78833333 N,

Longitude : 3.030925 E

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Situation et accès

Le Barcarès est une ville côtière des Pyrénées-Orientales, c'est la plus au Nord de toutes les villes côtières. Son urbanisme touche celle de sa voisine Leucate, quoique par des secteurs peu denses. A noter que Leucate est dans l'Aude, le département voisin.

Il faut faire la distinction entre La Barcrès-Village et Port-Barcarès. Le premier est la ville du Barcarès, avec son centre-ville et ses commerces, le deuxième est la station balnéaire, avec ses résidences de vacances à n'en plus finir. Si cette séparation est évidente sur d'autres stations balnéaires, comme Canet et Ste Marie, au Barcarès la frontière entre les deux est beaucoup plus ténue, la ville étant directement sur la plage...

Pour s'y rendre il y a deux routes principales, des anciennes nationales. L'une prend la direction Nord-Sud et traverse Leucate, Le Barcarès et se poursuit le long de la plage jusqu'au Sud du département, l'autre va de Rivesaltes au Barcarès. C'est par là que vous arriverez si vous venez de Perpignan, ou de l'autoroute. Par l'autoroute, il faut prendre la sortie Perpignan-Nord, vous êtes directement à l'entrée de la voie rapide menant au Barcarès. Impossible de louper la route, c'est tout droit.

Par contre, une fois au Barcarès, vous avez tout intérêt à avoir repéré votre sortie, il y en a plusieurs, la ville étant étalée sur plusieurs kilomètres le long de la bande de sable, entre l'étang et la mer.

Carte IGN

Patrimoine

Le Barcarès est une ville récente, on ne peut pas parler de grands éléments du patrimoine à son sujet. Elle possède néanmoins une église, du XXe siècle bien sûr, dans le cœur du village, ainsi qu'une chapelle sur la plage. Cette chapelle est dédiée à Notre Dame de tous les horizons. Il faut savoir qu'à l'origine, au Barcarès, la messe était dite en plein air, près d'un autel de fortune. En 1976, une association est né, "Notre-Dame-de-tous-les-horizons", dont le but était de faire édifier une chapelle à la plage. La construction fut lancée et la bénédiction de la première pierre eu lieu le 12 aout 1984 par le chanoine Sivieude, vicaire général du diocèse. La consécration eu lieu le 20 juillet 1986 (fin de la construction le 23 mai 1986) Elle contient une statue de la Vierge du XVIIIe siècle, offerte à la chapelle. La cloche, elle, s'appelle "Erika".

Sinon, si le Barcarès est si connu, c'est aussi grâce à sa figure de proue, le Lydia. Superbe paquebot désarmé, il a été ensablé et reste ainsi le symbole de la ville à tout jamais.


Le monument aux engagés volontaires

Il s'agit d'un monument commémoratif placé entre Le Barcarès et Port-Barcarès, en bordure de route. Le texte gravé au-dessous explique ce dont il s'agit.

     Ici se matérialisa en 1939 la volonté farouche de dix mille engagés volontaires étrangers de résister à l'envahisseur conscients du don de leur vie où ils faisaient à la France. Ils constituèrent le 21e - 22e - 23e R.M.V.E.

     Ce mémorial est érigé en souvenir de leur passage.

Histoire

Cette étroite bande de terre située entre l'étang de Salses et la mer est de tout temps restée insalubre. Alors qu'aux alentours du XIVe siècle, les templiers firent assécher une partie du Roussillon et de la Salanque (en particulier en élevant des digues autour de l'Agly), la péninsule était laissée de côté, les moyens techniques de l'époque n'étant pas suffisamment développés pour y permettre un habitat correct.

Tout commence à changer à partir du XVIIe siècle. En 1659 le traité des Pyrénées est signé, officialisant la frontière non plus à la limite du Fenouillèdes mais sur les crêtes pyrénéennes. Le Fenouillèdes, auparavant français, devient le lien naturel entre les catalans et les français. L'économie de la vallée de l'Agly se multiplie, et avec lui les moyens de transport. C'est ainsi qu'un port fut aménagé là où seules quelques maisons légères étaient construites, sur la péninsule.

Sous la dépendance naturelle de St Laurent de la Salanque, ce port verra transiter de nombreuses marchandises telles le vin, l'huile, les fruits, le poisson... et le sel, denrée règlementée à l'origine d'une révolte en Vallespir. Pour l'anecdote, c'est à St Laurent qu'on peut encore voir une peinture sur une maison sur laquelle est marquée la vocation de l'habitation : "Prudhommie maritime".

Se développant peu à peu, le Barcarès devient au XIXe siècle un port de pêche important, ayant même ses propres installations de constructions navales où l'on fabriquait les fameuses barques catalanes. De plus, à cette époque, la mode était aux bains de mer. Des nombreuses personnes venaient passer du temps sur ses plages. Le Barcarès deviendra indépendant durant le XXe siècle. Durant les années soixante les promoteurs immobiliers firent élever la station balnéaire que l'on connaît, avec pour symbole le fameux Lydia.

L'église paroissiale de l'Assomption date du XIXe siècle. Elle contient quatre statues du XVIIIe siècle, dont celle de St Pierre et celle de St Paul, des exvotos, et quelques figures de proue de navires.

Héraldique

Description du blason du Barcarès

Expression héraldique

d'azur à la barque catalane d' or, au chef du même chargé de quatre pals de gueules.

Description

La description du blason du Barcarès est assez facile à faire. Partons de son expression héraldique pour mieux s'en sortir. Sur un blason non scindé en plusieurs parties, comme c'est le cas ici, la description commence toujours par la couleur du fond. Ici, il est "d'azur", c'est à dire bleu. La barque est qualifiée "d'or" (jaune). Le "chef", lui, est un mot désignant la partie supérieure. Il est dit "du même", c'est à dire de la même couleur que ce qui a été décrit précédemment, il est donc jaune aussi. Ce chef est "chargé" (il contient) quatre "pals de gueules". Un pal est une bande verticale et la gueules, c'est la couleur rouge. Voila, c'est assez simple somme toute.

Explications

Le blason du Barcarès rappelle la vocation maritime de la ville qui n'a été que tout récemment indépendante de St Laurent-de-la-Salanque, dont elle était le port. La partie haute, aux couleurs catalanes, prouve probablement le fait que le blason est récent : le Barcarès a toujours été en limite avec la France, qui l'a possédé à de nombreuses reprises, une telle ville n'aurait pas pu garder à travers l'histoire un tel symbole catalan.



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