Palalda


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Histoire

L'origine antique du site de Palalda ne fait aucun doute dans la mesure où on y a retrouvé des médailles d'or et des monnaies celtibères (le peuple issu des celtes et de leurs prédécesseurs les ibères) en divers endroits, ce qui prouve l'habitation du lieu par ce peuple dès l'antiquité. Il s'agissait d'ailleurs peut-être d'ailleurs d'un oppidum. Mais le site de Palalda ne possède pas de vestiges d'une époque antérieure, comme ça peut être le cas plus haut dans la vallée du Tech.

Les celtes furent envahit par les romains en -128. Ceux-ci structurèrent la région en organisant de grandes voies de communication, dont la Via Vallespiri. Elle partait d'Illibéris (Elne) et passait par Amélie les bains, puis bifurquait vers Coustouges et franchissait les Pyrénées en direction de la péninsule ibérique. Sinon il n'y a pas de restes de nos jours de l'époque romaine.

Par la suite les romains furent débordées par l'arrivée des peuples germaniques, qui envahirent l'Europe. Les wisigoths s'installèrent sur l'actuelle Espagne et de l'autre côté des Pyrénées, sur Toulouse. Le Roussillon fut une terre wisigothe (412), et qui le resta jusqu'en 735, année de l'invasion sarrasine. Rare sont les sites où l'on retrouve beaucoup de vestiges du passage des wisigoths. Ceux-ci ont assez peu construits et, bien que chrétiens, n'ont pas vraiment édifiés d'églises. Mais à Palalda, la chance a souri aux chercheurs.


La nécropole antique de Palalda

C'est en effet sur le site d'un nouveau lotissement, au Cal Malcion, que des fouilles préventives permirent la découverte d'une nécropole antique utilisée entre les IVe et VIe siècle. Bien qu'on en ai extrait que 35 tombes, il semblent qu'il y en ai une soixantaine. Les tombes sont en parfait état de conservation, ce qui est très rare : la raison en ai que le site est en moyenne montagne, qu'il n'a que très peu été cultivé et donc que le sol a conservé les ossements.

Les tombes mises à jour sont des sortes de coffres faits en pierre, elles sont orientées suivant un axe Est-Ouest, la tête vers le levant. On a retrouvé quelques squelettes d'enfants qui ont été enterré dans des amphores, un moyen économique de recycler les récipients inutilisables ! Par ailleurs, les fouilles ont montré les restes d'un atelier de métallurgie, le sol est parfois jonché de résidus de forge et de scories de fer.


Moyen-âge

Par la suite les wisigoths ont été envahit par les sarrasins, qui furent arrêtés par les francs en 739 avant d'être rejetés définitivement de l'autre côté des Pyrénées en 811. Le Roussillon devient carolingien, Charlemagne y instaure le système féodal et découpe la région en comté, sous la direction militaire du marquis de la Marche d'Espagne.

C'est dans ce contexte qu'apparaît le village de Palalda. La première trace écrite du village date de 833 dans un précepte de Louis le Pieux, il s'agissait d'un document délimitant le territoire.

On n'a pas de traces de la vie locale durant le Moyen-âge. Mais on sait qu'il y avait un château, sorte de place forte permettant aux habitants de se protéger en cas d'agression. Il nous en reste les vestiges d'une tour, qui semble être du XIIIe siècle. L'église de ce château servait pour l'ensemble de la population. Dédiée à St Martin, elle devient l'église paroissiale en 1630 seulement. De plus Palada avait une tour à signaux sur ses hauteurs, elle fut construite durant le XIIIe siècle quand les rois d'Aragon bâtirent ce formidable réseau de communication. Il s'agissait d'un relais avec la tour de Montbolo d'une part et le château de Cabrenc d'autre part.


La confrérie du Rosaire

Rattaché au royaume de Majorque à la fin du XIIIe siècle, la paroisse revient au roi d'Aragon au milieu du XIVe, puis suit le cours de l'histoire locale. Au début du XVIIe siècle, le roi de France Louis XIII attaque et prend le Roussillon, qui devient officiellement français après la signature du traité des Pyrénées en 1659. La vie des habitants avaient légèrement été modifiée avec la création d'une confrérie, celle du Rosaire. Les confréries étaient relativement fréquentes au XVIIe siècle, il y en avait une bonne cinquantaine dans le département à ce moment. Elle se sont spontanément créées après la victoire des chrétiens sur les turcs lors de la bataille de Lépante le 7 octobre 1571, jour de la fête de Notre Dame du Rosaire. Celle de Palalda existe toujours, c'est l'une des deux seules confréries encore en activité dans le département qui ont leur origine durant le Moyen-âge. Pour appuyer cette confrérie une chapelle fut construite, dédiée au Rosaire bien sûr. On en a une première trace en 1608 et contient un retable (du Rosaire) en 1673.

Plus récemment, en 1907 on y a ajouté le vitrail Notre Dame de l'enfant Jésus. La confrérie du Rosaire possède aussi un ancien couvent de dominicains du XIVe et XVe siècle, dont l'église, classée aux Monuments Historiques, est à nef unique et avec des chapelles entre les contreforts. Cette église possède encore des vestiges de son cloître vendu en 1938 et qui se trouve actuellement dans une cave coopérative vinicole, "le Cellier des Dominicains".


Renaissance et époque moderne

Entre 1650 et 1700 un recensement nous montre que Palalda est une communauté de 420 habitants. Devenu français, Palalda sera envahit une dernière fois par les troupes du général Ricardos en 1793 lors de la dernière guerre franco-espagnole. Il semble que les espagnols n'ai fait que traverser le village puisqu'il n'était pas spécialement fortifié, ce qui n'était pas le cas d'Amélie les bains et de son fort. L'année suivante les français récupérèrent le territoire perdu et repoussèrent les espagnols de l'autre côté de la frontière.

Le village de Palalda a été rattaché à Amélie les bains au cours durant l'année 1942, marquant ainsi la fin de son indépendance obtenu lors du découpage des paroisses en communes pendant la révolution française. Il s'agit de nos jours d'un hameau.

Photos


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Informations

Latitude : 42.48419996 N,

Longitude : 2.674698808 E

Photos

Situation et accès

Etymologie

Le nom assez étrange de Palalda provient d'un locution latine, "Palatium Dani" signifiant "le Palais de Dan".

Cartes postales

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