Perpignan


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Histoire

Préhistoire et antiquité

L’histoire de Perpignan ne commence pas avant le Xe siècle. En fait la plaine du Roussillon est formée d’une terre acide permettant peu la conservation de restes humains préhistoriques. Seuls quelques vestiges d’animaux ont pu être retrouvés, en particulier sur le site du Serrat d’En Vaquer, au Sud de la ville. Par la suite les celtes ont récupéré le territoire de l’actuel Roussillon (vers -500), puis les romains sont venus conquérir ce territoire (-121). Le but des romains n’étaient pas de faire une conquête militaire mais de s’assurer l’approvisionnement des ressources naturelles de la région, en particulier le fer contenu du Canigou. Les celtes se sont ainsi dissolus dans le peuple romain.

A cette époque, Perpignan en tant que tel n’existait toujours pas, mais on doit citer l’oppidum de Ruscino, situé à l’Est de la ville, qui était le siège de l’administration romaine de la région. On peut donc dire que Ruscino était la capitale de la région, nommée plus tard "Roussillon" en référence à cette ville.

Au fil des années Ruscino se fit disputer le titre de capitale par la ville d’Elne (Illibéris), jusqu’à la chute de Rome et l’invasion pacifique (initialement) des wisigoths en 412. Nous n’avons pas vraiment de trace du passage des wisigoths à Perpignan, bien qu’il faille savoir que, chrétiens, ce sont eux qui ont créé l’évêché d’Elne, et donc redonné le pouvoir local à cette ville. Ruscino fut délaissé, Perpignan n’existait toujours pas.

En 739 les sarrasins envahirent la péninsule ibérique, puis passèrent les Pyrénées et conquirent la moitié de l’actuelle France avant d’être arrêtés à Poitiers par Charles Martel, conformément à ce que l’histoire nous a appris. La conséquence pour le Roussillon fut la fuite des wisigoths qui finirent par se mélanger aux francs, disparaissant peu à peu. La région est alors quasiment vide, il n’y a pas d’habitants. Pépin le Bref, puis Charlemagne tentèrent de la récupérer à plusieurs reprises avant d’y parvenir définitivement en 811. Commence alors l’ère carolingienne et l’apparition des premiers villages tels que nous les connaissons aujourd’hui, et en particulier Perpignan.


Perpignan aux premiers temps

La première mention de Perpignan date de 927, il s’agit de l’acte de vente d’un terrain d’un certain Aton à l’évêque d’Elne Wadale :

     ...de, alio latere in ipso termino de la villa Cabestagnio et le terlio 1atere in ipso termino de villa Perpignano...

En 929, Guisandus et son épouse Genta, vendent à Sisegutus et à son épouse Arcedonia, une vigne sise au territoire de Villa-Gothorum ou Malleoles (aujourd’hui Mailloles, au Sud-Ouest). Elle était sur le chemin qui va du village de Villa Perpiniani à Orle. Enfin en 961, le testament de Raymond, comte de Rouergue et marquis de Gothie, parle de l'alleu de Perpignan.

     ...illo alode de Perpiniani...

qu'il lègue par tiers à l'abbaye de St Pierre de Rodes (actuellement en Espagne), et aux cathédrales de Gérone et Elne. 961 est l’année où Guilabert 1er reçoit le comté du Roussillon en héritage de son père tandis que son frère reçoit celui d’Ampories (Ampourdan, actuellement en Espagne). En 991 Guilabert s’installe à Perpignan, transformant la ville en capitale locale. Il faut savoir qu’à cette époque le Roussillon n’était formé que de la bande littorale et une petite partie de la plaine, le reste appartenant à des comtés plus important : Bésalu, Cerdagne, etc.

Au début du XIe siècle Perpignan devient plus important, sa population s’accroit. On y construit le château comtal, une église et un hôpital, le tout dédié à St Jean. De nos jours l’église est nommé St Jean le Vieux, elle se trouve à côté de la cathédrale, l’hôpital a changé de lieu mais retrouve son nom d’origine (Hôpital St Jean à la place d’Hôpital Joffre), quand au château il n’en reste que quelques salles enterrées situées actuellement sous le cours Maintenon. La consécration de St Jean le Vieux eu lieu le 16 mai 1025 en présence de l’évêque d’Elne Bérenger et du comte Gausfred II, fils de Guilabert 1er. Il semble que cette église n’ai pas été la plus ancienne, près du château une autre église connue sous le nom de Notre Dame du Correc a été localisé.


Octroi de la charte communale

Un évènement important dans la vie des habitants de Perpignan eu lieu en février 1197 lors du passage du comte de Barcelone Pierre II, par ailleurs roi d’Aragon : l’octroi de la charte communale. Il s’agit d’un document reconnaissant le droit de citoyenneté aux habitants de la ville. Concrètement le comte disposait toujours d’un Batlle, sorte de préfet communal, mais il reconnaissait le pouvoir décisionnaire d’une assemblée d’élus dont le rôle principal était de garder, défendre, maintenir et régir le peuple de la ville, tous les biens, meubles et immeubles, ainsi que tous les droits du comte.

Pour la première fois cinq consuls furent nommés : Ermengau Cros, Estève de Vilarasa, Bernat de Solatge, Vidal de Narbona et Jaume Andreu. Par la suite ils furent élus, au rythme d’une élection annuelle aux Calendes de Mars. D’ailleurs le fait que le comte les nomme lors de l’octroi de la charte tant à prouver qu’un droit "de fait" existait déjà, droit exercé par ces personnes et qui étaient reconnues par les habitants comme leurs ambassadeurs. En échange de ces droits octroyés, le comte exigeait que le peuple défende vaillamment tous les droits du comte et des siens, de bonne foi et sans tromperie. Les consuls devaient le jurer sur les quatre Saints Evangiles au nom des perpignanais. Ce droit était limité à la chevauchée à main armée (ce que l’on nomme en Catalogne "mà armada"), qui restait une prérogative du batlle royal.

Il est à signaler que la charte de Perpignan a été octroyée sans contrepartie financière, le roi voulant probablement plus s’attacher à fidéliser ses sujets qu’à récupérer des fonds. Quelques années plus tard, après la défaite de la croisade des Albigeois et la succession de Pierre II par Jacques 1er le Conquérant, ce dernier modifia cette charte. Il faut dire que Perpignan était en plein essor, l’industrie drapière brassait de grandes quantités d’argent, faisant des fortunes. La population s’accrut, les différences de classes aussi. Les consuls ne pouvaient plus représenter tel quel les différents corps de métier.

Cette modification eu lieu en 1262. Elle consista à diviser la population en trois "mains", l’équivalent de trois classes sociales.

  • La Ma Major ("Main majeure") représentait les citoyens honorés, et tous ceux qui pouvaient vivre de leurs rentes : les bourgeois, les négociants aisés, les banquiers. Cette main fournissait les deux premiers consuls.
  • La Mà Mitjana ("Main moyenne") représentait les marchands importants, les drapiers et les tisserands, les légistes, les notaires et les écrivains. Ils étaient représentés par deux autres personnes, les 3e et 4e consuls.
  • La Mà Menor ("Main mineure") représentait des professionnels pratiquant un art mécanique, les artisans, les jardiniers, les petits propriétaires exploitants, les maîtres ouvriers. Le 5e consul était leur représentant.

Lorsque vous passerez devant la mairie de Perpignan, levez les yeux : Juste au dessus du portail en fer forgé, au niveau des drapeaux, 3 mains sortes du mur. Vous avez désormais leurs significations.

Mis à part cette répartition en mains, il n’y eu pas vraiment d’autres changements majeurs : les consuls se firent aider de plus de personnels administratifs, et leurs élections se firent fin juin. Mais ils étaient toujours élus pour 1 an renouvelable. Bien sûr, les luttes des classes a toujours existé. Ainsi chaque corporation tentait de convaincre le comte de Barcelone de procéder à une modification de la charte pour passer dans la main supérieure, mais parfois le comte en décidait l’inverse pour rééquilibrer les mains. Ainsi le 18 août 1449 les "Mercaders" (ceux qui entreprennent) passèrent dans la main moyenne alors que les "Parayres" (drapiers) passèrent dans la main mineure, ce qui prouve le déclin de l’industrie textile perpignanaise au milieu du XVe siècle.

En 1389 Jean 1er tenta de modifier une nouvelle fois la charte, mais sans succès. Le but était de rééquilibrer un peu mieux les mains en en créant une quatrième main représentant le peuple non encore représenté comme les ouvriers, mais cette évolution fut mise à terre par le docteur Jaume Costa, qui convainquit le roi de ne rien faire.


Le Moyen-âge

Comme bon nombre de villages de la région, Perpignan n’était pas fortifié. Ces fortifications typiquement catalanes apparurent au XIIIe siècle seulement. Durant le Haut Moyen-âge l’organisation de la région était fondée sur les comtés. Peu à peu l'actuel département des Pyrénées-Orientales (Cerdagne, Capcir, Conflent, Fenouillèdes, Haut-Roussillon et Vallespir) relevait de la maison de Cerdagne-Besalù, issue de la même branche que les comtes de Barcelone. Ceux-ci, qui avaient recueillis dès 1111 et 1117 l'héritage de leurs parents et acquis par mariage le royaume d'Aragon en 1150, se virent léguer enfin le comté de Roussillon en 1172, par le testament du comte Gérard II, finalisant l’agglomération de tous les territoires de la Catalogne naissante. Il faut savoir que le titre de comte de Barcelone était déjà héréditaire, et qu’il s’était passé près de 250 ans depuis la naissance de la lignée de Catalogne. Perpignan passa donc du comté du Roussillon petit et faible, à celui de Barcelone, beaucoup plus puissant.

Un évènement majeur eu lieu pour les habitants de Perpignan en 1197 : l'Octroi de la charte communale, par Pierre II.

En 1258 fut signé entre Jacques 1er le Conquérant et St Louis le traité de Corbeil, qui officialisa la frontière entre la France et la Catalogne. Cette frontière marquera définitivement l’appartenance de Perpignan à la maison de Barcelone. Ne pouvant se tourner vers le Nord, Jacques 1er se tourna vers l’Est et lança des conquêtes maritimes que ses descendants poursuivront. Devenant riche, le comté prospéra, Perpignan devient alors une ville encore plus importante. Elle atteint son apogée durant les 68 années (1276-1344) où elle fut la capitale continentale du nouveau royaume de Majorque, institué par Jacques le conquérant pour l'infant Jacques, son fils cadet, et comprenant, outre les îles Baléares, le Roussillon, la Cerdagne et la seigneurie de Montpellier.

Durant cette période, Perpignan n'en connut pas moins un essor industriel et commercial important, à la manière des républiques urbaines d'Italie, grâce à son rôle politique, à sa structure consulaire et corporative, à son active population de parayres (pareurs de draps), teinturiers, tanneurs, brodeurs, et à ses ateliers d'orfèvres, peintres et sculpteurs.

Occupée par Louis XI en 1463, Perpignan, qui s'était soulevée contre les français en 1473, fut reprise en 1474 après un siège terrible qui lui valut de se voir décerner par les rois d'Aragon le titre de "Fidelissime ville". La répression fut dure, mais, en 1493, Charles VIII, désireux d'avoir les mains libres en Italie, restitua le Roussillon et la Cerdagne aux Rois Catholiques qui, réunissant par leur mariage l'Aragon et la Castille, venaient, par la conquête de Grenade, de réaliser l'unité de l'Espagne.

Cependant, la rivalité franco-espagnole et les conflits qui suivirent devaient entraîner la décadence économique de Perpignan, dotée par Philippe II de puissantes fortifications.


Renaissance

A la suite de la révolte catalane de 1640 au cours de laquelle les catalans, insurgés contre le gouvernement de Madrid, proclamèrent Louis XIII Comte de Barcelone, Perpignan, défendue par une garnison italo-castillane, connut à nouveau un siège mémorable, auquel participèrent en personne Louis XIII et le Cardinal de Richelieu.

Le 9 septembre 1642, les français et leurs alliés catalans entraient dans Perpignan, accueillis avec soulagement par une population affamée et en grande partie hostile à ses maîtres castillans. Mais le traité des Pyrénées, conclu en 1659 et annexant à la France le Roussillon et une partie de la Cerdagne et abandonnant la Catalogne, consacrait l'échec de la révolte barcelonaise et fut durement ressenti par les catalans.


Epoque moderne

Les gigantesques travaux de Vauban devaient faire de Perpignan une cité désormais imprenable, et pourtant il ne reste à peu près rien de son œuvre. Les nécessités de son extension devait faire éclater la ceinture de remparts qui l'enserrait en 1900.

Depuis, la ville neuve s'est considérablement agrandie et comprend une série de belles places et d'avenues ombragées de platanes, de mimosas et de palmiers. Elle garde néanmoins une couleur toute méridionale qui lui donne l'aspect d'une cité de plaisance au séjour agréable et animé.


Organisation consulaire

Le premier maire de Perpignan prit ses fonctions le 19 février 1790, il s'agissait du marquis d'Aguilar. Depuis cette date, 55 personnes différentes se sont succédées à la mairie. Les perpignanais ont dans leurs souvenirs quelques noms, dont les plus connus possèdent une place, une rue ou une avenue célèbre de la ville. C'est le cas de la rue Jean Payra, l'avenue Victor Dalbiez ou du boulevard Félix Mercader.

Périodes Maires
19 février 1790 – 4 décembre 1790 Marquis d’Aguilar
2 janvier 1791 – 16 septembre 1792 Joseph Guiter
16 septembre 1792 – 3 décembre 1792 François Xavier Llucia
3 décembre 1792 – 27 octobre 1793 Bonaventure Vaquer
27 octobre 1793 – 25 janvier 1794 Valérius Parizot
25 janvier 1794 – 7 juillet 1795 Pons–Cantagrill
7 juillet 1795 – 21 octobre 1795 François Roger
21 octobre 1795 – 10 décembre 1804 Jean-Baptiste Duchalmeau
10 décembre 1804 – 29 septembre 1806 François Joseph
29 septembre 1806 – 4 mai 1807 Jean Amanrich
4 mai 1807 – 8 mai 1809 François Joseph
8 mai 1809 – 6 septembre 1809 Jean Amanrich
6 septembre 1809 – 10 juillet 1813 Bernard Arnaud
27 mai 1813 – 4 août 1815 Jean Delhom-Ripoll
4 août 1815 – 28 décembre 1819 Jean Méric
28 décembre 1819 – 28 août 1827 Joseph Baron Després
28 août 1827 – 31 août 1830 André Grosset
31 août 1830 – 7 mars 1831 Eugène Boudon Lacombe de Saint-Michel
8 mars 1831 – 16 novembre 1831 Pancou-Lavigne, Justin Durand, Théodore Guiter, Henri Delcros (maires "concurremment")
16 novembre 1831 – 3 juillet 1835 Alexis Sèbe
3 juillet 1835 – 25 août 1837 Laurent Astruc
25 août 1837 – 20 février 1841 Augustin Pons
20 juin 1841 – 4 septembre 1846 Raymond Guiraud de Saint-Marsal
4 septembre 1846 – 6 mars 1848 André Ribeill
6 mars 1848 – 2 mai 1848 Hippolyte Picas
22 août 1848 – 4 août 1852 Auguste Lloubes
4 août 1852 – 26 juin 1855 Joseph Aragon
26 juin 1855 – 26 février 1862 Étienne Jouy d’Arnaud
26 février 1862 – 6 août 1863 Justin Durand
6 août 1863 – 7 novembre 1868 François Passama
7 novembre 1868 - 11 septembre 1870 Joseph Tournal (fonction de maire)
11 septembre 1870 – 30 janvier 1874 Lazare Escarguel
30 janvier 1874 – 7 juillet 1876 Joseph Tournal
7 juillet 1876 – 16 janvier 1881 Paulin Testory
16 janvier 1881 – 29 décembre 1882 Jean Mercadier
29 décembre 1882 – 20 mai 1888 Alphonse Simon
20 mai 1888 – 9 juillet 1888 César Drogart
19 août 1888 – 17 janvier 1890 Thomas Amadis
16 février 1890 – 15 mai 1892 Elie Delcros
15 mai 1892 – 10 mars 1894 Joseph Galté
28 avril 1894 – 17 mai 1896 Eugène Bardou
17 mai 1896 – 1er mai 1904 Louis Caulas
1er mai 1904 – 13 mai 1907 Eugène Sauvy
25 octobre 1907 – 25 juillet 1910 Edouard Tarrène
25 juillet 1910 – 17 mai 1911 Edmond Benoit
17 mai 1911 – 19 mai 1912 Léon Nérel
19 mai 1912 – 19 mai 1929 Joseph Denis
19 mai 1929 – 19 mai 1935 Victor Dalbiez
19 mai 1935 – 29 mai 1937 Jean Payra
30 juin 1937 – 1er décembre 1940 Laurent Baudru
1er décembre 1940 – 4 mars 1941 Antoine Castillon
4 mars 1941 – 19 août 1944 Ferdinand Coudray
19 août 1944 – 11 mars 1949 Félix Mercader
15 avril 1949 – 20 mars 1959 Félix Depardon
20 mars 1959 – 31 mars 1993 Paul Alduy
Depuis le 16 juin 1993 Jean-Paul Alduy

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Informations

Latitude : 42.69990833 N,

Longitude : 2.894902778 E

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Situation et accès

Perpignan, préfecture du département des Pyrénées-Orientales, est une ville de 110 000 habitants située au centre de la plaine du Roussillon. Elle se trouve à 10 Kms de la mer, et bien sûr les principaux axes de communication de la région passent par la ville : Nationales, Autoroute, chemins de fer, aéroport, etc. Bientôt le TGV la liera a ses consœurs Barcelone et Montpellier.

Carte IGN

Etymologie

L'étymologie de Perpignan est expliqué dans la première partie de son histoire.

Héraldique

Description du blason de Perpignan

Expression héraldique

D'or aux quatre pals de gueules à l'écusson en bannière d' azur brochant sur le tout, chargé de Saint Jean Baptiste debout de carnation, auréolé d'or, vêtu d'une tunique en poils de chameau serrée à la taille d'une ceinture de cuir, le tout au naturel, et d'un manteau de pourpre doublé de sinople, tenant de sa dextre une croix haute d'or et sur son bras senestre un agnelet d' argent.

Description

L'expression héraldique du blason de Perpignan est vraiment très précise, d'où sa longueur. Mais elle n'est pas si compliqué que ça. Reprenons-la pour la détailler. Avant tout, le blason est "d'or aux quatre pals de gueules", c'est à dire "jaune à 4 bandes verticales rouges". Il contient en son centre un écusson "en bannière d'azur", c'est à dire représenté sous forme de bannière bleue. Cet écusson est "chargé" (il contient) St Jean-Baptiste de carnation" et "auréolé d'or". "De carnation" signifie "dans sa Sainteté", ce qui s'oppose à "au naturel" (représenté en tant qu'homme) "Auréolé d'or" c'est "avec une auréole jaune". Le manteau de pourpre doublé de sinople doit se lire "manteau de violet doublé de vert". Sa dextre, c'est sa main gauche, sa "senestre", c'est la droite. Enfin, "l'argent", c'est la couleur blanche.

Explications

Le blason de Perpignan représente, comme c'est le cas dans d'autres villes de la région, le saint patron de la ville. Ici, c'est St Jean-Baptiste qui est représenté au naturel avec un agneau et une croix dans les bras. Le dessin ci-dessus est légèrement différent de l'arme réelle de Perpignan, St Jean-Baptiste devrait être non pas directement sur les couleurs jaunes et rouges mais sur un losange bleu, lui-même sur les couleurs catalanes. De plus, il n'y a pas d'évocation de l'eau, en bas de blason, dans sa description héraldique.

Cartes postales

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