Rivesaltes


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Description

La ville est connue internationalement pour son muscat, qui d'ailleurs est produit également dans plusieurs villages alentours. L'omniprésence de ce vin se retrouve un peu partout dans les rues : caves, boutiques spécialisées... Le cœur du village est constitué de petites ruelles étroites très bien entretenues, mais dès que l'on en sort le reste laisse un peu à désirer. Certains trottoirs sont abîmées, parfois des maisons sont laissées à l'abandon. Tout ça donne une image plutôt terne.

La rue principale, elle, est toutefois bien entretenue. Elle contient la grande majorité des commerces de proximité, et il y en a beaucoup pour une ville comme Rivesaltes. Cette ville n'a pourtant pas développé de grandes zones résidentielles comme c'est le cas dans d'autres, dans la plaine. Ici, il y a bien des lotissements récents, mais sommes toutes il n'y en a pas plus que ça. La zone industrielle, par contre, est très bien. Elle est séparée du centre urbain, est elle est grande : C'est un gage de prospérité pour la ville.

Par ailleurs Rivesaltes possède sur son territoire un immense terrain militaire, le camp Joffre. Il est quasiment à l'abandon de nos jours, mais dans un passé relativement proche il a accueilli les déportés du régime nazi ainsi que les espagnols fuyant le franquisme. Un monument commémorant leurs souvenirs a été créé récemment, et un musée est ouvert depuis 2016.

Le touriste visitera l'esplanade des platanes, qui se trouve en entrant dans la ville par la route de Pia. Vous y trouverez une très belle céramique de Calvet, le céramiste de Bompas. A Rivesaltes, il faut absolument s'intéresser au muscat, le vin doux naturel que l'on y produit. Pour ça, passez chez un caviste (il y en a plusieurs le long de l'esplanade), ils vous feront visiter leur cave gratuitement. Dans le village, passez donc voir la tour-clocher et le parc, le long de l'Agly. Il y fait bon, surtout en été. Rivesaltes est la ville du Babau (à prononcer Babaou). Ce personnage imaginaire haut en couleur se dévoile chaque été à la même époque, renseignez vous en mairie pour les dates exactes des festivités. Je crois que c'est à la fin de l'été.

Photos


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Informations

Latitude : 42.76817199 N,

Longitude : 2.874483015 E

Photos

Situation et accès

Rivesaltes est un chef-lieu de canton de moyenne importance situé en Salanque, à une petite dizaine de kilomètres au Nord de Perpignan. Pour s'y rendre, rien de plus facile. Au départ de Perpignan il faut prendre la route de Narbonne, la sortie "Pia / Rivesaltes" et bien indiquée, peu après l'aéroport. En arrivant de l'autoroute, c'est encore plus simple puisque la sortie Perpignan-Nord est à Rivesaltes...

Cette ville est aussi à deux pas de l'aéroport donc et grâce à la nouvelle voie rapide, on est à la gare en quelques minutes. Très bonne situation donc.

Carte IGN

Patrimoine

L'église St André

L'ancienne église fut construite au début du Xe siècle, il s'agissait du siège d'une paroisse. Elle fut donnée à l'abbé de Lagrasse, un riche monastère de l'Aude. Elle fut reconstruite durant les XVIIe et XVIIIe siècles. Elle possède une nef unique et se caractérise par la richesse de son mobilier et de ses peintures, en particulier un tableau représentant St André et ses apôtres. c'est une copie du peintre suisse Charles Gleyze (1806-1874), conservé au musée de Montargis. L'original fut créé en 1845 puis souvent copiée. Elle montre la séparation des apôtres, chacun allant prêcher de son coté.

Sinon, l'église contient aussi le retable du maître-autel daté de 1676, ainsi qu'un orgue fabriqué en 1824 par les frères Grinda. Le financement fut assuré par le don de la fortune de Vincent Carrère, complété par des dons publics. Trois ans plus tard, le bâtiment de la mairie fut dotée d'un campanile (1827).


Le vieux moulin

Rivesaltes conserve un vieux moulin qui donna son nom à la rue où il est installé. Il se trouve sur la partie basse de la rue, du coté du pont. C'est le plus vieux de la ville, et d'ailleurs le seul conservé. Il y avait plusieurs moulins à Rivesaltes (à huile d'olives et à blé). Si on ne connaît pas avec précision quand il fut construit, sa présence est attestée au XIVe siècle. Rivesaltes s'étant créé vers le XIIe siècle, il est probable qu'il fut créé en même temps que la ville. Il est bâti en cayrons, y compris sa voûte, avec un appareillage en arêtes de poissons. Elle est toujours dotée d'une énorme meule en granit qui se trouve encore à l'intérieur, avec une partie du système de poulies en bois. Ce moulin a quand même subit pas mal de transformations durant les siècles, mais il est intéressants qu'il nous soit parvenu.


La légende du Babau

C'est un fête très populaire qui a lieu chaque année à Rivesaltes, la fête du Babau. Le Babau, c'est un monstre sanguinaire que les rivesaltais font revivre chaque année et qui prend ses sources dans une légende assez dramatique : la légende du Babau.

Histoire

Préhistoire

Situé non loin des Corbières, le site de Rivesaltes n'a pas vraiment eu d'occupants au temps préhistorique. Néanmoins c'est non loin de là qu'ont été retrouvés des pierres taillées datant de -500 000 ans (sur les terrasses de la Llabanère, entre Pia et Rivesaltes)


Histoire

Le village de Rivesaltes n'a pas un passé historique à la hauteur de ce que la taille actuelle de la ville lui donne. L'église initiale du village est avérée en 923 dans un document recensant les possessions de l'abbaye de Lagrasse, une abbaye toute puissante du Languedoc.

En 1173 Arnaud de Levis, régisseur de cette abbaye, demande l'autorisation à Alphonse II le roi d'Aragon l'autorisation de construire une enceinte fortifiée, ce qu'il accorda. Ainsi fut construite la 1er enceinte de la ville, enceinte dont il subsiste de nos jours l'ancienne porte médiévale. Beaucoup plus tard elle sera rehaussée, puis on y construira la fameuse tour-horloge, celle-là même qui donne l'heure au rivesaltais encore aujourd'hui.

Un peu plus tard, l'évènement majeur pour les habitants du village a été la possibilité d'accroître les cultures grâce à l'arrivée massive d'eau détournée de l'Agly. C'est en effet à partir de Case-de-Pène, plus au Nord donc, qu'en 1312 a été fini le creusement d'un canal d'alimentation en eau du village.

Rivesaltes était toujours une possession religieuse de La Grasse en 1499. Cette année là Honoré d'Oms, membre de la célèbre famille d'Oms, est nommé camérier de La Grasse. On retrouve alors Rivesaltes comme étant l'une de ses possessions. Il faudra attendre le 12 août 1639 pour retrouver Rivesaltes en plein dans un conflit, celui opposant français et catalans. La ville, alors aux mains des français, subit l'escalade de 1500 catalans, qui finalement s'emparèrent de la ville malgré des échelles un peu courtes.

En 1793 les espagnols, qui venaient de s'établir près de Peyrestortes suite à leur offensive, occupèrent Rivesaltes qui, agrandit en dehors des remparts, était un peu une ville ouverte. Ils entrèrent dans la ville par quatre points différents, obligeant les français à se replier sur Salses. Le cartulaire de Rivesaltes nous apprend comment l'arbre de la liberté, planté en 1790, fut détruit : le 8 septembre 1793, les troupes du Général Ricardos pénètrent dans Rivesaltes et saccagent le Village. Arrivés sur la place, ils commencèrent d'exercer leur rage sur l'arbre de la liberté qu'ils abattirent au milieu des cris des plus forcenés. Il faut savoir qu'à la fin de la guerre, les rivesaltais réclamèrent un autre arbre de la liberté, et le 13 février 1836 la Préfecture des Pyrénées Orientales informe le maire qu'il tient à sa disposition l'arbre demandé pour être planté sur la place publique. Je vous invite à le faire prendre le plus tôt possible. Ce qui fut fait le 19 février 1836. Cet arbre est toujours visible de nos jours, il a bientôt 200 ans !

Rivesaltes est aussi la ville natale d'un illustre personnage dont la statue trône en bout de l'esplanade principale : : Joseph Joffre, né en 1852 d'une modeste famille de tonnelier. Quelques années plus tard, il deviendra maréchal de France et participera activement à la 1ere guerre mondiale. Il faut noter que cette statue à la particularité d'être une représentation équestre dont le cheval à les quatre sabots au sol, dans une position d'attente : c'est la marque des grands hommes n'étant pas mort au combat. Pour finir avec cet illustre personnage, sachez qu'il a donné son nom à un camp militaire que l'on a construit au XXe siècle.

L'épisode suivant date de 1918. C'est la fin de la guerre que l'on nommait pas encore première guerre mondiale. Le 11 novembre, jour de la signature de la capitulation allemande, une foule de 2000 personnes se masse devant la maison de Maréchal Joffre. Sa maison est décoré de fleurs de papier, des musiciens jouent la marseillaise et les hymne alliés. "L'Illustration", un grand hebdomadaire de l'époque, du 16 au 23 novembre 1918, écrit ceci :

Rivesaltes, le 11 novembre.

Aux appels sonores du clairon de ville éclatant parmi le bourdonnement joyeux de la vieille tour de l'horloge, les Rivesaltais sortirent dans les rues.

L'appariteur, François Capillaire, escorté d'un clairon et précédé d'un poilu agitant un drapeau tricolore, se dirigeait de la mairie vers la ruelle des Orangers pour s'arrêter devant la modeste maison où, voilà bientôt soixante-sept ans, naquit Joseph Jacques Césaire Joffre. Heureuse pensée que de venir lire, d'abord sur le seuil de la maison natale du glorieux vainqueur de la Marne, la dépêche annonçant que l'Allemand avait capitulé. D'une voix de stentor, après quelques vigoureux coups de langue du clairon, l'appariteur lut le petit papier qu'il tenait. Puis agitant sa casquette, il ponctua son allocution par un vibrant "Vive la république" auquel répondirent comme un écho les voix des braves catalans "Biba lou nostre Joffre". Tandis que, par toute la ville, l'appariteur continuait sa triomphale promenade, une dépêche rédigée en toute hâte, était adressée au Maréchal Joffre.

Etymologie

Le mot "Rivesaltes" vient de l'expression catalane "Rives Altas", les rives hautes. C'est vrai que l'Agly passe en contrebas du village, même de nos jours.

Héraldique

Description du blason de Rivesaltes

Expression héraldique

d'or au sautoir de sinople, à Saint André de carnation, nimbé de gueules, vêtu d' azur et d' argent, brochant sur le tout.

Description

Le blason de Rivesaltes est assez classique, il se décrit facilement. Il faut savoir que "l'or" en héraldisme, c'est le jaune. Ainsi le blason est sensé être jaune. Il a un "sautoir de sinople". Un sautoir est une croix en forme de X et le sinople, c'est la couleur verte. Saint André et représenté en carnation, c'est à dire avec ses attributs de Saint, et il est "nimbé de gueules", sa tête est entourée d'une auréole rouge. Il est vêtu "d'azur et d'argent" (bleu et blanc). Enfin, la description précise que le Saint "broche le tout", qu'il se superpose à ce qui est précédemment sur le blason. En l'occurrence, la croix.

Explications

Le blason de Rivesaltes représente son Saint Patron, St André, avec sa symbolique : une croix en forme de X. Ici, St André est vêtu de bleu et blanc avec une auréole rouge sur une croix verte. Ce blason est représenté dans une fresque représentant le babau, sur un mur de la ville de Rivesaltes.



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