Sansa


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Description

Sansa est un tout petit village isolé dans la montagne. Il est probablement l'un des plus isolé du département, à la fois par son éloignement des villes de taille plus importante et par son altitude. La route qui y mène est d'ailleurs en lacets, elle grimpe dans la montagne.

Sansa aujourd'hui

Sansa aujourd'hui

Sur place le village nous montre un urbanisme très aéré. Il n'y a pas énormément de maisons mais elles sont disséminés sur un secteur assez grand. La plupart des maisons ont un petit jardin, et la rue principale s'élargit parfois exagérément. Les autres rues sont peu nombreuses, très étroites et escarpées. L'impression qui se dégage de Sansa est la sérénité, l'immobilisme. La vie sur place doit être relativement rude en dehors de la période estivale, période durant laquelle les résidences secondaires apportent une population urbaine à la recherche d'air pur. Et ici, on en trouve !

Le paysage est grandiose. Etant un village orienté vers le Sud, à flanc de coteaux, la vallée s'ouvre à ses pieds sur des kilomètres. Par temps clair on distingue la vallée de la Têt.

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Informations

Latitude : 42.60197705 N,

Longitude : 2.172977853 E

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Situation et accès

Sansa est l'un des 5 villages des Garrotxes, une région désertique située au Nord de la vallée de la Têt, entre Olette et Mont-Louis. Les autres sont Caudiès-de-Conflent, Railleu, Ayguatébia et Oreilla. Sansa est le village le plus éloigné. Pour s'y rendre au départ de Perpignan, il faut prendre la Nationale 116 en direction de Prades / Andorre jusqu'à Olette. Dans ce village il faut bifurquer vers la droite en direction d'Oreilla. La route fait une bonne dizaine de kilomètres et elle est étroite, sinueuse. Attention, il peut y avoir quelques cailloux sur la route. La route se sépare en deux vers le fond de la vallée, une branche par à Railleu, l'autre à Sansa. La branche de Sansa est un cul-de-sac, seul un chemin en part en direction du Madres.

Pour se rendre à Sansa au départ de Perpignan, il faut bien compter 1h et quart à 1h et demi.

Carte IGN

Histoire

Les Garrotxes semblent avoir été habité dès la période préhistorique, mais aucune fouille n'a réellement été mené pour en trouver des traces. Même au néolithique récent, à l'époque des mégalithes, ce territoire n'a pas de dolmens ni de menhirs comme c'est pourtant le cas un peu plus loin en Cerdagne ou dans les Albères.

La première trace de Sansa que l'on trouve dans un document écrit concerne l'église paroissiale et date de 1189. Il s'agit d'un acte de vente d'un mas au prieur de Corneilla, Bérenger. Les vendeurs étaient Arnaud et Guillaume, de Llugols. Cette église était dédiée à St Jean-Baptiste, elle était plutôt petit, avec une voûte en berceau brisé. La nef a été rallongée plus tard. Le retable du maître autel date du XVIIIe siècle. Il présente le Saint patron de l’église accompagné de St Pierre et St Paul, tous surmontés d'une vierge à l'enfant.

1263 sous la forme "Villa de Censiano", désignation utilisée par le roi d'Aragon qui reconnaît sa possession par le prieur de Corneilla. En 1304 les hautes et basses justices furent accordées au prieur Raymond puis à ses successeurs. Toutes la seigneurie de Sansa fut dès cet instant sous la coupe du prieur, ainsi que la moitié de ses revenus du pasquier de Conflent qu'il partageait avec le roi, les pasquiers étant royaux.

Au XVe siècle Sansa fut touché de plein fouet par la peste, comme un peu partout en Conflent d'ailleurs. (peste de 1438 et années suivantes). Puis les protestants français, fuyant les exactions faites à leurs encontres en France, vinrent dans les Garrotxes piller les villages. Sansa fut complètement détruit, y compris le château et l'église, comme le fut également Caudiès-de-Conflent.

Abandonné, le village restera ainsi jusqu'au 25 septembre 1562, jour où le prieur de Corneilla, un certain Baudire Agullana, proposa à quelques habitants des villages alentours de le repeupler. Certains acceptèrent les conditions :

Paul Noliach, prêtre, Gui Fondéra, Raymond Vergès, Jean Salvat, major, Jean Salvat, minor, Jacques Salvat, Barthelemi Teixidor, tous de Matemale, et Jean Pidell et Gaspard Deulofeu d'Eyne furent du voyage.

Le prieur leur cédait les terres pour une censive commune de 70 livres pour les herbes et 100 livres pour les fruits, et ils leur inféodait les herms et bois communs à l'exception bien sûr des pasquiers royaux. Il leur donnait également la possibilité de construire un moulin à farine, un autre à scie contre une rente annuelle de 100 livres. Le curé reçu 3 journaux de terre (surface équivalent à 3 journées de travail de la terre), bien que l'église ne fut toujours pas reconstruite. Les nouveaux habitants promirent de reconstruire le château en guise de protection. Par ailleurs ils récupérèrent le territoire d'avant l'abandon du village, y compris les pasquiers dont ils partageaient l'usage avec les habitants de Réal et Villeneuve de Formiguères.

Les revenus de Sansa montèrent jusqu'à 35 doubles d'or en 1677, et sa part de la rente des pasquiers royaux fut de 100 à 125 écus de France en 1683 et 1687.

On a une autre trace du village en 1767 où André Cases, d'Olette, avait affermé les revenus de Sansa pour 450 livres et 3 mesures de seigle. Cette année là il avait retiré de son acquisition 546 livres 6 sols. Il payait aussi à l'abbé de Montferrer 600 livres pour les pasquiers.

Dédiée à St Jean, l'église romane du village apparaît en 1189. Elle a une nef unique, initialement courte mais rallongée lors du remplacement de la voûte en bois par une voûte en pierre. L'appareillage des murs est irrégulier. Durant le XIXe siècle, en 1866 exactement, une seconde église sera construite, mais le village a conservé l'église initiale.


Les droits de Bouleternère

Curieusement le village de Bouleternère avait des droits sur les pasquiers royaux de Sansa. Ce droit était issu de l'année 1162 où le comte de Barcelone Raymond donna à Pierre d'Avalri la seigneurie de Pinos et la moitié des revenus des pasquiers du Conflent. Vu que ces droits étaient transmissibles à ses héritiers, une partie étaient restés à ces descendants, les seigneurs de Canet et d'Ille.

Un acte de Jacques 1er de Majorque confirme ce droit le 3 des ides d'octobre 1309 au château de Bouleternère à travers le seigneur de l'époque Pierre de Fenouillet. Son descendant reçu une autre confirmation le 24 décembre 1403 par Martin d'Aragon.



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