Ste Marie la mer


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Description

Sainte Marie village est un village franchement calme. Peu développé, à contrario d'autres agglomérations comme Bompas ou plus proche Canet-en-Roussillon, les différentes équipes municipales ont préféré conserver cet aspect "Village" et c'est une réussite. Une zone artisanale complète les commerces de proximité et assure l'approvisionnement des chantiers de la station balnéaire qui, elle, a pris de larges proportions depuis dix ans. Pour en finir avec le village, signalons que le centre a été refait récemment et que la boulangerie de la place de la mairie fait un très bon pain.

Ste Marie la mer

Ste Marie la mer

La station balnéaire est à quelques encablures du village. Le trajet implique la traversée d'une voie rapide, heureusement un tunnel a été prévu pour en faciliter l'accès. Bien entretenu, cette ville-champignon créée de toute pièce sur le sable a une image de station familiale. Moins couru que sa voisine Canet, elle attire les parents désireux de pouvoir laisser leurs enfants sur le sable en les surveillant de l'appartement, chose irréalisable dans le brouhaha de Canet. La station est globalement agréable avec une mention à son port, peu aménagé mais ayant conservé des installations d'autrefois.

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Informations

Latitude : 42.72720049 N,

Longitude : 3.020999119 E

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Situation et accès

Carte IGN

Patrimoine

Bien qu'il s'agisse d'un village de taille modeste, Ste-Marie-la-mer possède un patrimoine intéressant. Le patrimoine religieux est essentiellement composé de l'église paroissiale Notre Dame de l'Assomption, qui a pour caractéristique d'avoir un chœur roman de toute beauté. La ville possède aussi un joli clocher civil dont la base est percé permettant de circuler dans une rue latérale.

Histoire

Dernier village avant la côte, Sainte Marie la mer est resté longtemps isolée car c'est à partir de là que commençaient les marécages. En effet, ce n'est qu'au XXe siècle que le littoral a été assaini, mais auparavant c'était une langue de terre que les habitants avaient du mal à traverser.

La première mention du village date du XIe siècle sous le nom de Santa Maria de Pabirans. Au XIIe siècle le lieu sera désigné par le nom de son église comme ça l'a souvent été ailleurs, le village se désignera alors Sainte Marie de la mer. Enfin, ce nom là, mais en catalan bien sûr. C'est durant le XIIe siècle que le bourg passe aux mains du seigneur Raymond de Canet. En fait, l'église de Ste Marie était un hameau comme l'étaient certains autres tout autour de Canet. Or, vu qu'à Canet il y avait un châtelain, il était normal que celui-ci prenne le contrôle de tous les hameaux environnants.

Passé sous contrôle aragonais, le Roussillon dû subir quelques années les assauts des français jusqu'au Traité de Corbeil (1258) qui fixa à Salses la frontière. Mais pendant ce temps chaque village dû se fortifier et apprendre à se défendre. C'est pourquoi Raymond de Canet sollicita l'autorisation de fortifier Sainte Marie pour le préserver des attaques extérieures, qui ne pouvaient provenir que des terres, pas de la mer, à cause des marécages. Vu que Pierre II le catholique (1196-1213), roi d'Aragon, désirait conserver ces terres il lui accorda cette possibilité, et c'est ainsi que le village fut entouré d'un rempart.

Par la suite Sainte-Marie est restée une possession des Seigneurs de Canet. Lorsque la vicomté de Canet fut créée en 1322, le village en devint tout naturellement une dépendance. En 1348 apparu pour la première fois l'épidémie de peste. Elle fit des ravages dans la population de Sainte Marie, beaucoup plus que dans les autres villages, toujours à cause des marécages tout proche. Cette épidémie réapparaîtra régulièrement jusqu'en 1429.

Par la suite la Catalogne s'opposa à l'Aragon, si bien qu'en 1462 Jean II d'Aragon tente de conquérir militairement ses propres terres, aidé par la France. Les habitants de Sainte Marie durent alors prêter main-forte aux vicomtes de Canet pour lutter contre les envahisseurs, mais ce ne fut pas suffisant. Pendant 10 ans ils devront subir l'occupant qui revient de 1475 à 1493.

Mais en 1493 Charles XII de France rend à Ferdinand II d'Aragon le comté du Roussillon, mais sa politique fut centraliste. Ecartés des grandes décisions, ce bout de terre éloigné de Madrid sera abandonné à son sort, jusqu'aux batailles de 1618 à 1648. A cette époque, Sainte Marie subit une série de batailles contre les français, puis contre les espagnols qui se faisaient aider des Tiercios, des mercenaires sanguinaires faisant régner la terreur sur tout le Roussillon. Passé à la France en 1659 par le traité des Pyrénées, Sainte Marie eu encore à subir les assauts des espagnols lors de la guerre de 1793, mais le village étant à l'écart des axes de conquêtes il eut plus de chance que d'autres.

Les remparts restèrent en place jusqu'au XIXe siècle, puis ils furent en partie démolis pour des soucis d'urbanisme. La station balnéaire de Sainte-Marie apparu bien après l'assainissement des marécages, durant les années 50. Son essor fut proportionnel à l'augmentation du tourisme, ce qui l'amène de nos jours à une plage plutôt populaire particulièrement appréciée des familles.

Etymologie

Le nom chrétien du lieu était initialement "Santa Maria de Pabirans", du moins c'est comme ça qu'on le trouve dans les textes anciens de l'époque où le village appartenait à la vicomté de Canet. Mais j'ignore d'où vient le mot "Pabirans".



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